• 14 sept.

OPTIMISATION À +1,33 IL : NE ZAPPEZ PAS

L’optimisation d’exposition à +1,33 IL n’est pas compliquée. Mais après plus de vingt ans de pratique, d’enseignement et d’échanges autour de ce sujet, un constat s’impose : ce qui était relativement simple au départ a été progressivement encombré de fausses données, de mauvaises pratiques et d’interprétations erronées.

Ces fausses données ont été diffusées par les réseaux sociaux, des formations, des livres, des vidéos et des personnes qui ont repris le sujet sans en maîtriser les fondements. Le résultat est paradoxal : plus les photographes accumulent d’informations, plus ils ont parfois du mal à comprendre ce qu’est réellement l’optimisation d’exposition.

Il faut d’abord nettoyer les fausses données

C’est la première étape, et elle est indispensable.

On ne peut pas construire une compréhension correcte sur des données fausses. Tant qu’une personne pense que l’optimisation à +1,33 IL est une surexposition, une correction d’exposition, une forme d’exposition à droite, qu’elle se contrôle avec l’histogramme ou qu’elle nécessite un profil linéaire, tout ce qu’on ajoute ensuite vient se mélanger à ces erreurs.

Il faut donc commencer par identifier ces fausses données, comprendre pourquoi elles sont fausses et les éliminer.

Ce nettoyage n’est pas une introduction facultative au cours. Il fait partie de l’apprentissage.

L’effet toxique de la fausse donnée « profil linéaire »

La nécessité d’utiliser un profil linéaire a été ajoutée par des tiers.

Je n’ai jamais enseigné qu’un profil linéaire était nécessaire à l’optimisation d’exposition à +1,33 IL.

Cette fausse donnée obsessionnelle empêche la compréhension du sujet. Je le constate dans les questions qui me sont posées, dans les confusions qu’elle provoque et dans les mauvais résultats obtenus sur ce point dans le quiz.

La très grande majorité des photographes qui pensent utiliser un profil linéaire ne savent pas ce que c’est et n’en utilisent pas un dans les faits. Cette obsession détourne des fondements et empêche de comprendre et d’appliquer correctement l’optimisation.

Le profil linéaire n’est qu’un exemple. Le problème général reste le même : une fausse donnée perturbe tout le raisonnement qui vient ensuite.

Ensuite, il faut remettre les bonnes données dans le bon ordre

Une fois les fausses données éliminées, on peut reconstruire.

Il faut comprendre ce qu’est le signal, puis le rapport signal/bruit, puis le fonctionnement de l’exposition en numérique. Il faut comprendre ce qu’est un posemètre / flashmètre, ce qu’il mesure, puis comment la mesure et l’optimisation s’appliquent dans les différentes situations de prise de vue.

Studio au flash, éclairage LED, lumière naturelle, lumière mixte : les principes sont liés, mais le contexte change. C’est précisément pour cette raison qu’il ne suffit pas de connaître une recette ou une valeur.

Il faut posséder l’ensemble des données qui permettent de comprendre ce que l’on fait.

Ne sautez aucune étape

C’est probablement le point le plus important de tout le cours.

Le sujet n’est pas compliqué, mais il est touffu. Il comporte plusieurs notions qui se répondent et qui doivent être comprises dans le bon ordre.

Si vous sautez une partie parce que vous pensez déjà la connaître, vous risquez précisément de conserver la fausse donnée qui vous empêchera de comprendre la suivante.

Si vous passez directement aux démonstrations sans avoir nettoyé les confusions, vous reproduirez des gestes sans comprendre.

Si vous connaissez une procédure mais pas ses fondements, vous saurez peut-être l’appliquer dans une situation précise, mais vous serez perdu dès que les conditions changeront.

C’est pour cette raison que je vous demande de suivre le plan du cours dans l’ordre et de ne rien zapper.

Quand toutes les données sont en place, la photographie change complètement

Une fois les fausses données éliminées et les bonnes données remises dans le bon ordre, l’optimisation à +1,33 IL cesse d’apparaître comme une technique compliquée.

Tout devient beaucoup plus logique.

On comprend ce que l’on mesure. On comprend pourquoi on le mesure. On comprend ce que fait la lumière, ce que reçoit le capteur, ce que signifie réellement l’exposition et pourquoi certaines décisions améliorent directement la qualité du fichier.

Et surtout, ces connaissances dépassent largement l’optimisation à +1,33 IL.

Quand toutes les pièces sont enfin en place, c’est toute votre compréhension de la photographie qui change.