PAGE D'EXPERTISE
Apprenez la mesure de l’exposition avec Olivier Chauvignat et « Photographiez Autrement »
Passez des automatismes du boîtier à une mesure et une optimisation professionnelles
Au départ, le photographe s’en remet à la mesure intégrée et aux automatismes de son appareil, dans une logique proche du « carré vert » : le boîtier interprète la scène et détermine l’exposition.
L’objectif est de passer à une démarche professionnelle : mesurer réellement la lumière avec un posemètre/flashmètre et optimiser l’exposition dès la prise de vue.
La mesure incidente est la mesure à utiliser chaque fois qu’elle est possible. Il n’y a aucune raison de laisser le boîtier interpréter la lumière lorsque celle-ci peut être mesurée directement. La mesure intégrée du boîtier reste nécessaire dans les situations où une mesure incidente ne peut pas être effectuée.
C’est cette manière de travailler que l’on retrouve chez les maîtres et les grands photographes, qui continuent à utiliser la mesure incidente en numérique.
Vous passez du statut de « Photographe qui laisse son boîtier décider de l’exposition » à celui de « Photographe qui mesure et optimise son exposition comme les grands professionnels ».
Mesure incidente de la lumière au posemètre/flashmètre, exposition numérique et optimisation d’exposition à +1,33 IL.
Tous les domaines de la photographie dans lesquels une mesure incidente peut être réalisée.
Tous les domaines de la photographie dans lesquels une mesure incidente peut être réalisée.
L’observation de la manière de travailler des grands maîtres de la photographie, mes recherches et expérimentations commencées en 2006, ma pratique professionnelle de la mesure incidente et de l’optimisation à +1,33 IL, et l’enseignement de cette méthode depuis 2010.
Cette approche repose sur la mesure incidente au posemètre et au flashmètre, qui permet de mesurer la lumière qui arrive réellement sur le sujet, indépendamment de sa réflectance.
Le fait que les grands maîtres de la photographie continuent à utiliser le posemètre et le flashmètre en numérique m’a conduit à chercher à en comprendre les raisons.
À partir de 2006, j’ai développé une méthode d’optimisation de l’exposition à +1,33 IL, issue de mes recherches, de mes expérimentations et de ma pratique photographique, afin d’optimiser la quantité de lumière reçue par le capteur dès la prise de vue.
Ce travail m’a également conduit à étudier le fonctionnement de la mesure et de l’exposition numérique avec un objectif précis : ne conserver que le niveau de technicité réellement utile au photographe.
Ce domaine est particulièrement encombré de fausses données et de confusions : mesure et histogramme, exposition et luminosité, optimisation et surexposition, mesure incidente et mesure réfléchie. Une partie importante de mon enseignement consiste donc à identifier et supprimer ces blocages afin de permettre au photographe de mesurer, exposer et optimiser de manière précise et reproductible.
BONJOUR et ENFIN MERCI
Concernant vos anciens écrits sur l’optimisation d’exposition à +1.33 IL > j’avoue n’avoir rien compris car vos explications étaient succinctes et s’adressaient déjà à des photographes avertis. Ma condition de néophyte, ne me permettait pas de suivre …..
Par contre votre dernier écrit « l’optimisation à +1.33 IL n’est pas une correction d’exposition à +1.3 IL » m’a permis enfin de comprendre votre technique, en raison des détails et explications complètes et simples : d’abord l’indispensable mesure par un posemètre, la différence entre le JPEG ( limité mais quand même pratique ) du boitier et le RAW – les mesures à prendre en considération pour des scènes sombres ou claires etc…
Je pense que grâce à votre écrit, que bons nombres de photographes amateurs comme moi ont pu appréhender votre technique … en vous renouvelant mes remerciements.
En raison de vos connaissances techniques, je vous avais posé la question antérieurement pour savoir si vous avez suivi une formation technique d’optique, ou si vous avez tout appris sur le tas en raison de votre expérience ?
A bientôt
—— PM
La mesure incidente : mesurer la lumière qui arrive sur le sujet
La mesure incidente, réalisée à l’aide d’un posemètre ou d’un flashmètre, consiste à mesurer directement la quantité de lumière qui arrive sur le sujet.
Contrairement à la cellule intégrée de l’appareil photo, qui mesure la lumière réfléchie par ce que l’on photographie, le posemètre mesure la lumière avant qu’elle ne soit réfléchie par le sujet. La mesure n’est donc pas influencée par le fait que celui-ci soit clair ou sombre.
C’est une différence fondamentale : un vêtement blanc, une peau sombre ou un arrière-plan noir peuvent modifier considérablement une mesure réfléchie, alors qu’ils ne changent pas la quantité de lumière qui arrive réellement sur le sujet.
En pratique, le posemètre est placé au niveau du sujet, avec son dôme récepteur, et fournit directement les paramètres d’exposition correspondant à la lumière reçue.
Cette méthode permet d’obtenir une mesure précise, reproductible et indépendante de la réflectance du sujet. Elle constitue la base de mon travail sur la mesure de l’exposition, aussi bien en studio qu’en lumière naturelle et mixte.
Mise au point par Olivier Chauvignat en 2006 et affinée depuis 2006
L’optimisation d’exposition consiste à augmenter la quantité de lumière reçue par le capteur dès la prise de vue, afin d’améliorer le rapport signal/bruit et d’exploiter au mieux la profondeur d’échantillonnage disponible en numérique.
La méthode que j’ai mise au point repose sur une mesure incidente réalisée au posemètre ou au flashmètre.
À cette mesure est appliquée une optimisation de +1,33 IL, ce qui correspond à une multiplication par environ 2,5 de la quantité de lumière reçue par le capteur.
L’objectif est d’enregistrer dès la prise de vue un signal de meilleure qualité et d’exploiter au mieux les capacités d’enregistrement du fichier numérique.
L’optimisation ne consiste donc pas à rendre arbitrairement l’image plus claire et ne doit pas être confondue avec une correction d’exposition. L’apparence finale de la photographie est établie au développement : optimiser l’exposition et déterminer la luminosité finale de l’image sont deux opérations différentes.
La mesure et l’exposition font partie des domaines de la photographie où circulent le plus de fausses données, de confusions et d’explications contradictoires. Avec le numérique, des notions différentes ont progressivement été mélangées : mesure de la lumière, exposition, luminosité de l’image, histogramme, correction d’exposition, ETTR ou encore optimisation.
Une partie du problème vient du fait que ces sujets sont très souvent expliqués par des personnes qui ne maîtrisent pas réellement les fondements techniques qu’elles transmettent.
Réseaux sociaux, YouTube, presse photo, livres ou formations peuvent ainsi reprendre, simplifier à l’excès ou reproduire des explications erronées, qui finissent par devenir des vérités admises à force d’être répétées.
Le résultat est un empilement de notions mal comprises et de recettes contradictoires. Un histogramme n’est pas un instrument de mesure de la lumière, une correction d’exposition n’est pas une optimisation et l’ETTR n’est pas l’optimisation à +1,33 IL.
Une partie importante de mon travail consiste donc à identifier, vérifier et éliminer ces fausses données, puis à remettre chaque notion à sa juste place. L’objectif n’est pas d’ajouter davantage de théorie, mais de donner au photographe les connaissances réellement nécessaires pour comprendre ce qu’il mesure, ce qu’il expose et ce qu’il optimise.
Certaines confusions sont devenues tellement courantes qu’elles sont aujourd’hui répétées comme des évidences, y compris dans des livres, des formations, la presse photo, sur YouTube et les réseaux sociaux.
L’histogramme, par exemple, ne mesure pas la lumière. Il représente la répartition des valeurs d’une image déjà produite. Il ne remplace donc ni un posemètre ni un flashmètre.
L’optimisation à +1,33 IL n’est pas une correction d’exposition à +1,3 IL, pas davantage qu’elle ne constitue une variante de l’ETTR. Elle repose sur une mesure incidente et intervient dès la prise de vue sur la quantité de lumière réellement reçue par le capteur.
D’autres confusions concernent le bruit numérique, le rôle des ISO, la différence entre exposition et luminosité de l’image ou encore l’utilisation des profils linéaires. Mélanger ces notions conduit à chercher des solutions au mauvais endroit et à rendre inutilement complexe la prise de vue.
Mon travail consiste précisément à débunker ces fausses données et à revenir aux phénomènes réellement mesurables, avec le niveau de technicité nécessaire pour les comprendre et les utiliser en photographie.
Le posemètre et le flashmètre restent des outils particulièrement efficaces parce qu’ils permettent de mesurer rapidement, simplement et avec précision la lumière qui arrive réellement sur le sujet.
La mesure incidente fournit immédiatement une donnée indépendante de la couleur, de la peau, des vêtements ou de la réflectance du sujet. On obtient ainsi un repère clair, sans avoir à interpréter l’image ou à procéder par essais successifs.
En studio comme en lumière mixte, le flashmètre permet également de mesurer séparément la lumière ambiante et celle produite par le flash, puis de régler leur rapport en quelques instants. La mesure devient alors un outil de décision : on sait ce que l’on fait avant de déclencher.
C’est aussi pour cette raison que les grands photographes continuent à utiliser ces instruments en numérique : mesurer ne complique pas la prise de vue, cela la simplifie. Moins d’incertitude, moins de tâtonnements, des décisions plus rapides et des résultats plus réguliers.
Une mesure au posemètre ou au flashmètre ne prend que quelques secondes. Et surtout, il n’est pas nécessaire de mesurer à nouveau tant que la lumière ne change pas.
Pour un setup lumineux donné, on effectue une seule mesure, puis on peut photographier successivement un mannequin à peau claire avec un vêtement sombre, un mannequin à peau noire avec un vêtement clair, toutes les combinaisons de tonalités possibles, ou encore plusieurs mannequins ensemble, sans avoir à refaire la mesure.
La raison est simple : la mesure incidente porte sur la lumière qui arrive sur le sujet, pas sur sa réflectance. Tant que l’éclairage reste identique, la mesure reste valable.
Dans un catalogue, par exemple, cela permet de faire défiler les mannequins et les tenues sans recalculer l’exposition à chaque changement. On mesure une fois, puis on photographie.
Toutes les photos étant réalisées avec la même mesure d’exposition, les mêmes réglages de boîtier et la même quantité de lumière, on règle la première photographie au développement, puis on propage ce réglage à l’ensemble de la série, quelles que soient les combinaisons de couleurs de peau et de vêtements.
On gagne ainsi du temps à la prise de vue comme au développement, tout en conservant une exposition et un traitement cohérents sur l’ensemble de la série.
Le juste niveau de technicité
La mesure, l’exposition et l’optimisation font intervenir des notions comme la lumière incidente, la réflectance, les photons, les électrons, le rapport signal/bruit ou encore la profondeur d’échantillonnage.
Pour autant, il n’est pas nécessaire de maîtriser toute la physique du capteur pour obtenir des résultats précis. Il faut comprendre les phénomènes qui ont une conséquence réelle sur la prise de vue, et laisser de côté la technicité qui n’apporte rien à la pratique photographique.
Toute la difficulté consiste à transmettre le juste niveau de technicité. Suffisamment de fondements pour comprendre réellement ce que l’on mesure, ce que l’on expose et ce que l’on optimise, sans remplacer les concepts essentiels par des explications approximatives, mais sans non plus enfermer le photographe dans une connaissance essentiellement théorique.
C’est cet équilibre qui guide mon enseignement de la mesure et de l’optimisation de l’exposition.
La mesure et l’optimisation ne sont pas deux opérations indépendantes. La mesure incidente au posemètre ou au flashmètre fournit d’abord une référence précise de la lumière reçue par le sujet. C’est à partir de cette mesure que l’optimisation à +1,33 IL peut ensuite être appliquée de manière précise et reproductible.
La méthode reste volontairement simple : on détermine sur le boîtier l’ouverture à laquelle on veut travailler, on mesure la lumière tout en appliquant l’optimisation et on photographie. Tant que la lumière ne change pas, il n’est pas nécessaire de recommencer la mesure.
L’intérêt est précisément de disposer d’une méthode qui ne dépend ni de l’apparence du sujet, ni de sa couleur de peau, ni de ses vêtements, ni de l’interprétation d’un histogramme. La mesure fournit la référence ; l’optimisation permet d’exploiter au mieux l’enregistrement numérique.
Il ne s’agit donc pas d’une méthode théorique destinée à analyser les fichiers après la prise de vue, mais d’une méthode directement utilisable sur le terrain, au moment où la photographie est réalisée.
J’ai commencé à mettre au point l’optimisation d’exposition à +1,33 IL en 2006, à partir de ma pratique professionnelle et d’un travail de recherche consacré à la mesure de la lumière et à l’exposition en photographie numérique.
Ces recherches et cette mise au point sont parties d’une question simple : pourquoi les grands maîtres de la photographie continuaient-ils à utiliser la mesure incidente, y compris en numérique ?
Depuis, cette méthode accompagne ma pratique photographique. Je l’utilise professionnellement depuis 2006 dans des conditions réelles de prise de vue, notamment dans mon travail en mode et en beauté pour des marques comme L’Oréal Professionnel, Schwarzkopf et Redken, où la précision et la reproductibilité de l’exposition sont essentielles.
Cette utilisation sur le terrain m’a permis de confronter la méthode à des situations, des éclairages, des sujets et des matériels très différents, puis de la faire évoluer avant de commencer à l’enseigner à partir de 2010.
L’optimisation à +1,33 IL n’est donc pas une théorie construite a posteriori : elle est issue de ma pratique photographique professionnelle, expérimentée depuis 2006 et enseignée depuis 2010.
Il n’existe pas de cours en ligne spécifiquement consacré à la mesure et à l’optimisation de l’exposition. Ces notions sont abordées dans l’ensemble de mes cours, en fonction des techniques et des situations étudiées.
Il n’existe pas de stage présentiel spécifiquement consacré à la mesure et à l’optimisation de l’exposition. Ces notions sont abordées dans l’ensemble de mes stages, directement dans les situations de prise de vue auxquelles elles s’appliquent.
J’ai publié de très nombreux articles consacrés à la mesure, à l’exposition et à son optimisation, dans lesquels j’aborde en détail les différentes notions, méthodes et problématiques liées à ces sujets.
Je les ai regroupés afin qu’ils soient accessibles depuis le bouton ci-dessous.